Tôru Fujisawa

Tôru Fujisawa
Né à Hokkaidô en 1967, Tôru Fujisawa fait ses débuts dans l'univers du manga dans le magazine Magajin FRESH avec Love You . Il enchaîne ensuite avec Adesugata junjô boy, publié de 1989 à 1991 chez la Kodansha. Le personnage d'Onizuka voit le jour dans son prochain manga, Shonan jun aï gumi, qui sera publié de 1991 à 1996 et marquera son premier grand succès. 31 volumes de baston et rigolade sont les ingrédients du manga.
Vient ensuite une préquelle à Jun'ai Gumi, Bad Company, qui raconte l'arrivé au lycée d'Onizuka et Eikichi. Les dessins sont alors déjà plus fins et techniques que dans Shonan Jun'ai Gumi, et Fujisawa enchaîne desuite sur Son manga, Great Teacher Onizuka . C'est en 1997 que GTO voit le jour dans le magazine Shukan Shonen Magazine (Weekly). Le succès est bien là, et Tôru se verra récompensé par la 22ème récompense de la Kodansha en 1998. GTO, qui s'est terminé en avril 2003 (le 23 précisement) en France, est véritablement le manga à succès de Fujisawa, celui grâce auquel il s'est fait connaître dans notre Pays et dans plusieurs autres Pays d'Europe voir d'Amerique.
L'éditeur de GTO, Pika, a d'ailleurs acheter les droits (et publié dans son magazine Shonen mag) de Shonan Junai Gumi, renommé Young GTO pour l'occasion (et l'effet de pub, ainsi que de Rose Hip Rose (voir la rubrique Ses Autres Mangas ), qui a d'ailleurs été annulé puis récemment repris sous le nouveau nom de Rose Hip Zero .
On peut également ajouter à la bibliographie de Fujisawa le manga violent Tôkko , qu'on attends avec impatience en France, Momoider manga qui se fait très discret, et Wild Baseballers dont il est seulement scénariste.
# Posté le vendredi 04 août 2006 04:59

ses oeuvres

ses oeuvres
Love you - (1989) - Kodansha (Magazine)

Adesugata junjô boy - 4 volumes (ou deux volumes parus en 97) (1989-1990) - Kodansha (Shonen Magazine)

Shonan jun ai gumi - 31 volumes (ou 15 en relié deluxe parus en 2000) (1991-1996) - Kodansha

Bad Company - 3 volumes (ou un volume double) (1997) - Kodansha

Great Teacher Onizuka - 25 volumes (1997-2002) - Kodansha (Shukan Shonen Magazine)

Rose Hip Rose - 2 volumes (2002-2004) - Kodansha (Young Magazine Uppers)

Secret Combat Troops Momoider - (2003)

Tokkô - 2 volumes (2003-?) - Kodansha (Afternoon)

Wild Baseballers (Scénario) - 5 volumes (2003-?) - Kodansha
# Posté le vendredi 04 août 2006 05:01

Interview de Tôru Fujisawa

Cette interview est parue au Japon dans le Shonen Magazine, et a été traduite en français par Pika Edition et publiée dans le Shonen n°1 de 2003.

A l'occasion de la fin de GTO, le best-seller sans précédent, nous avons osé une interview à bâtons rompus de son auteur, Tôru Fujisawa ! Il nous a parlé sans retenue de ses secrets de création et de ses projets futurs.

Vous venez de dessiner le dernier chapitre de GTO, peut-on vous demander comment vous vous sentez ?
Fujisawa : En réalité, je ne sais pas très bien encore. GTO a commencé il y a cinq ans, mais cela fait onze ans que je dessine les aventures d'Onizuka. Pour moi, c'est un peu un vieux pote. Quand j'ai commencé à réfléchir à ce que j'allais faire après Shonan Junai Gumi, j'ai élaboré pas mal de projets, mais c'est tout naturellement que je suis revenu vers Onizuka. C'est comme ça que j'ai décidé de refaire une série avec lui. Mais ça n'a pas été aussi simple pour autant ; j'ai hésité entre ne reprendre que lui comme personnage principal ou reprendre le duo qu'il formait avec Ryûji. Ca me laissait encore pas mal de possibilités. J'étais dans l'impasse quand j'ai fait l'association : Onizuka/Enseignant. Sur bien des points, il n'y a rien de plus opposé qu'un Yankee et un prof ! D'un côté, on a un type que les profs emmerdent et de l'autre, un type que ses élèves emmerdent. Je me suis dit qu'il y avait un moyen d'en faire quelque chose et c'est comme ça que GTO a commencé.

Pourquoi avoir fait un manga qui se passe dans un collège, alors qu'il y en a beaucoup qui se passent dans des lycées ?
Fujisawa : Le collège est "une zone de passage" pour plusieurs raisons. C'est une période critique dans sa relation avec les autres et c'en est une aussi entre l'enfance et l'âge adulte. Je pense que c'est la période la plus difficile à vivre. Et puis, du point de vue de l'histoire, avec des lycéens, vous n'avez pratiquement pas de restrictions quant aux problèmes familiaux ou amoureux, vous pouvez même leur faire faire de la moto. Je me suis dit qu'il serait intéressant d'essayer de réussir une histoire se passant dans un collège en restant dans les limites de ce qui peut être dessiné. En fait, j'ai fait des essais en plaçant l'histoire dans un lycée, mais même en intégrant Onizuka au milieu d'une bande de voyous, le déclic ne s'est pas fait. Alors j'ai changé d'avis et je l'ai confronté à des collégiens bien d'aujourd'hui et là, ça collait parfaitement. Je leur ai donné l'air de gentils collégiens. Je tenais à ce que ce soit réaliste et j'ai passé mes journées à dessiner et à me documenter en lisant des bouquins et des journaux, et en regardant les infos.


Avez-vous un personnage préféré dans la série ?
Fujisawa : Uchiyamada, bien sûr ! Il a 52 ans, c'est un enfant du baby boom. Je voulais écrire une histoire qui s'adresse aussi à cette génération. Cette dernière est à l'opposé des collégiens et c'est aussi celle qui a fourni le plus d'efforts. A chaque fois que je lui faisais pisser le sang, je le plaignais moi-même (rires).
Je blague, mais l'une de mes intentions quand j'ai commencé GTO était de dessiner les enseignants comme des êtres humains. Quand on est au collège, on déteste les profs, pas vrai ? Ce sont nos pires ennemis. Mais quand on devient adulte, on comprend pourquoi certains d'entre eux se recyclent pour devenir employés de bureau. Personne ne veut faire un travail ingrat. C'est pour ça que j'ai voulu qu'on ressente que les enseignants comme les élèves sont, avant tout, des êtres humains. Les personnages comme Uchiyamada sont tenus par les règles de la tradition japonaise alors que les élèves sont sensibles aux valeurs d'aujourd'hui, et pour tout vous dire, en plaçant Onizuka et Fuyutsuki entre les adultes et les enfants, je voulais qu'ils soient détestés des uns et des autres, mais ...

Aviez-vous d'autres histoires à dessiner ?
Fujisawa : Un paquet ! Je n'ai dessiné que 50% de ce que j'aurais voulu faire.

Et bien ce sera pour la prochaine fois ...
Fujisawa : Exactement (rires) ! Un jour je ferai GTO ! Et on retrouvera Onizuka !

Vous nous parliez des adultes, comment ont-ils réagi face à GTO ? Les associations de parents d'élèves par exemple ?
Fujisawa : Une fois, un ami m'a demandé de faire une conférence sur la pédagogie devant des parents d'élèves et des enseignants. Mais j'ai refusé poliment (rires). Je ne suis pas un spécialiste et je ne me voyais pas faire une conférence à des gens dont c'est le métier. Chaque profession s'exerce d'une certaine manière et ce n'est pas à un novice de les critiquer. J'espère que mon manga les aura fait réagir.


Si vous étiez collégien, aimeriez-vous avoir un professeur comme Onizuka ?
Fujisawa : Oui ! Même s'il ne fait pas de cours, il s'intéresse à ses élèves, discute beaucoup et fait pas mal de digressions. S'il existait vraiment, je crois que j'aimerais l'avoir comme enseignant. Maintenant, j'ai du mal à dire s'il est, oui ou non, un bon enseignant. Quand j'étais en cinquième, mon prof principal était très bien. On l'adorait et on adorait ses cours, on avait tous de bonnes notes dans sa matière. C'est pour ça que je pense qu'il est important d'avoir des enseignants qu'on puisse apprécier sur le plan humain. C'est en partant de ça que j'ai défini l'attitude d'enseignant d'Onizuka.

GTO a été une réussite en tant que feuilleton, dessin animé, au cinéma et sur le plan social. Vous a-t-il aussi apporté quelque chose ?
Fujisawa : J'ai pu serrer la main de Rena Tanaka (rires).
Et j'ai discuté avec Sarina Suzuki et Yukie Nakama (rires).

Dites-nous franchement, en quoi consiste votre prochain projet ?
Fujisawa : Ma prochaine histoire ?
Je voudrais créer un héros qui ressemble à Uchiyamada. Et puis, j'aimerais bien faire une histoire fantastique.

Nous attendons ça avec impatience ! Pour finir, pourriez-vous dire un mot à nos lecteurs ?
Fujisawa : Je vous remercie beaucoup de m'avoir soutenu jusqu'à aujourd'hui. GTO est fini pour le moment, mais un jour, ces personnages reviendront dans une autre histoire ; alors ne les oubliez surtout pas.
Et pour finir, je voudrais remercier du fond du coeur tous ceux qui m'ont permis de dessiner cette histoire.
Interview de Tôru Fujisawa
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# Posté le vendredi 04 août 2006 05:02

gto resume

gto resume
N'importe quel Otaku est obligé de connaître ce manga, je veux bien sûr parler de Great Teacher Onizuka (plus couramment appelé GTO) le célèbre manga de Tôru Fujisawa.
Mais de quoi qu'il parle ce manga ? J'y viens, j'y viens. Au long de 25 tomes on va découvrir l'histoire d'un ancien voyou, chef d'un gang de motards, l'un des plus respectés Yankees de Shonan, j'ai nommé Eikichi Onizuka.
Onizuka a 22 ans et il commence à se poser pas mal de questions sur son avenir. Ce n'est pas avec les petits jobs qu'il fait par-ci par là qu'il va aller loin.
Mais cela ne va pas durer car après une mauvaise expérience lui vient la vocation de ... devenir enseignant. Un Yankee prof ça ne se voit pas tous les jours, mais son point de vue de l'éducation est complètement unique, et comme il réussit miraculeusement à se faire engager à l'école Kisshô, il va pouvoir réaliser ses projets. Je parle de quoi ? C'est que Onizuka n'est pas devenu enseignant pour s'emmerder à faire le cours à des gosses, tout ce qu'il veut c'est avoir l'occasion de sortir avec ses élèves, de belles petites lycéennes de 16 ou 17 ans.
Jusqu'ici on peut bien se demander quel intérêt il y a dans ce manga, mais c'est là que ça devient intéressant : la secrétaire générale l'a affecté à la 3è-4, la classe la plus terrible de l'établissement. Et quand je parle de 3è, on se rend tout de suite compte que ce sont des ... collégiens. Fini les fantasmes où il se voit entouré de petites lycéennes, Onizuka va devoir s'occuper de gosses !

Pourtant il y a un problème : la 3è-4 ne veut pas de ce prof, ni des autres d'ailleurs, et ils commencent leurs actions visant à le renvoyer. Mais comme je l'ai dis plus haut, Onizuka n'est pas n'importe qui, et il n'est pas du genre à se laisser marcher sur les pieds. On va alors avoir droit à un véritable affrontement entre les deux partis, Onizuka ralliant peu à peu à lui quelques uns de ses élèves.
Comme si ce problème ne suffisait pas, Onizuka va avoir aussi pour ennemis la plupart des profs de l'école. Autant dire que presque personne ne le soutient dans ses méthodes très très originales. Le sous-directeur a même fait du renvoi d'Onizuka sa priorité. Est-ce qu'Onizuka réussira à tenir tête à tous et devenir le plus Great Teacher du Japon ?

On l'a tous comprit, GTO est un manga comique, grossier par moments, avec une dose de perversité qui en a déjà ravi plus d'un. Mais si ce n'est que ça, pourquoi ce manga plait-il autant ? Au bout de quelques pages de lecture on comprend : l'auteur traite en arrière plan des problèmes d'une société japonaise en plein déclin. On découvre un pays où les enfants n'ont pas envie de devenir comme leurs parents, c'est-à-dire des gens qui se donnent à fond pour leur entreprise, même si pour cela il faut faire passer la vie familiale en second plan. On y découvre vraiment un vrai reflet du Japon : les parents ne sachant plus que faire pour leurs enfants qu'ils n'arrivent pas à comprendre, et ces enfants ne leur faisant plus confiance.
En exposant tous ces problèmes de façon humoristique, Tôru Fujisawa a signé son plus grand succès, et les ventes (tant au Japon que dans le reste du monde) ne font que le confirmer. Un anime de 43 épisodes, une série live (avec de vrais acteurs) de 12 épisodes (plus un spécial), ainsi qu'un film ont même connus le jour. Le phénomène Great Teacher Onizuka n'est pas prêt de s'arrêter
# Posté le vendredi 04 août 2006 05:06

les personnages

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# Posté le vendredi 04 août 2006 05:08